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LITTERATURE ORALE
ET ANCRAGES CULTURELS
Bibliographie indicative
Parmi ses champs d’investigation, le CMLO étudie la façon dont la littérature orale s’ancre dans la culture d’un peuple tout en conservant des points universels. Tenter de cerner la notion de culture et aborder les espaces spécifiques que la littérature orale traite constitue une première étape essentielle avant d’envisager plus en profondeur les différentes aires culturelles.
Pour approfondir cette approche comparatiste, nous vous suggérons :
• Akoun André (éd.), Mythes et croyances du monde entier - Lidis-Brepols - 1985
Réalisés avec la contribution de prestigieux chercheurs, très bien structurés, documentés et illustrés, les cinq volumes de cette œuvre incontournable dans notre démarche ont pour titres : Le monde indo-européen - Le monothéisme - Afrique noire, Amérique, Océanie - Les mondes asiatiques - Le monde occidental moderne.
• Belmont Nicole et Lemire Elisabeth (Anthologie établie par) - Sous la cendre. Figures de Cendrillon - Corti coll. Merveilleux N°34 - 2007
Cendrillon est sans doute le conte le plus connu, le plus répandu, le plus aimé. Les récits de Perrault et des frères Grimm, parce qu’ils ont été écrits, imprimés et reproduits largement, ont éclipsé des centaines, peut-être des milliers d’autres, recueillis par les ethnologues et les folkloristes. Ces récits apportent des éléments narratifs inédits. Dans ce recueil, on trouvera une cinquantaine de Cendrillon originaires de cultures différentes, de l’Europe à l’Orient, de l’Afrique aux Amériques, sans oublier la première version passée dans l’écrit : elle est chinoise et date du IX°siècle de notre ère.
• Descola Philippe - Par-delà nature et culture - Gallimard - 2005
Peut-on penser le monde sans distinguer la culture de la nature ? Philippe Descola met ici en évidence quatre façons d’identifier les « existants » et de les regrouper à partir de traits communs qui se répondent d’un continent à l’autre : le totémisme, l’analogisme, l’animisme, le naturalisme.
• Dumézil Georges - Mythe et épopée I, II, III - Gallimard - 1973
Vers la fin du III°millénaire av.J-C, des cavaliers migrateurs, venus peut-être du sud de la Russie, submergèrent par vagues successives la majeure partie du continent européen et poussèrent jusqu’aux confins de l’Inde. A ces conquérants qui parlaient approximativement la même langue, on a attribué par convention le nom d’Indo-Européens. Ils partageaient une vision du monde selon un système articulé autour de trois fonctions : la souveraineté magique et juridique, la force physique et principalement guerrière, la richesse tranquille et féconde. Mythe et Epopée est consacré aux usages littéraires que les principaux peuples indo-européens ont faits de leur commun héritage. Car si la structure des trois fonctions se présente d’abord comme une machine à faire les dieux, elle se révèle aussi être un formidable instrument de fabrication d’histoires : mythes, récits profanes, légendes, épopées, contes où les dieux et les hommes s’en vont par trois.
• Eliade Mircea - Aspects du mythe - Gallimard - 1963
La fonction du mythe est de donner une signification au monde et à l’existence humaine. Grâce au mythe, le monde se laisse saisir en tant que cosmos parfaitement intelligible. Mircea Eliade retrace l’histoire des grands mythes des peuples primitifs jusqu’au monde moderne en passant par les grandes civilisations du passé.
• Frazer James George - Le Rameau d’Or - Robert Lafont - 1983 (1ère éd. 1890)
Dans cet ouvrage monumental, l’auteur compile des mythes et des rites du monde ancien et primitif, explore et décrit des milliers de faits sociaux et religieux tirés aussi bien de la mythologie antique que du folklore européen. C’est en tentant d’interpréter cette masse de comportements que Frazer a fondé, en somme et presque malgré lui, l’anthropologie religieuse et la mythologie comparée.
• Goody Jack - Entre l’oralité et l’écriture - PUF - 1994
Dans la large série d’essais qui composent cet ouvrage, Jack Goody examine en profondeur les relations complexes et souvent déroutantes entre l’oralité et l’écriture. Il considère l’interface entre ces deux modes de communication dans trois contextes principaux : à l’intérieur de sociétés données, entre les cultures et les sociétés qui ont l’écriture et celles qui ne l’ont pas, et dans l’activité langagière de l’individu lui-même. Il analyse en particulier les séquences selon lesquelles les systèmes d’écriture changent dans l’histoire, les effets historiques de l’écriture sur les cultures eurasiennes et l’interaction entre les cultures de l’oralité et les cultures de l’écriture en Afrique occidentale.
• Haddad Leïla et Duprat Guillaume - Mondes, mythes et images de l’univers - Seuil - 2006
Chaque peuple, chaque culture, chaque civilisation a eu sa propre vision de l’univers, ses mots pour le dire et le raconter. C’est une noix de coco aux îles Cook, un cerveau chez les Tukanos d’Amazonie, un œuf en Perse et en Inde, une double pyramide chez les Mayas et les Aztèques. Les Hurons l’ont posé sur le dos de Grande Tortue, les Chimanes l’ont enfermé dans une bouteille… Cet ouvrage offre l’intérêt d’une présentation et d’une représentation des différentes formes de cosmos envisagées selon les cultures.
• Lévi-Strauss Claude - La pensée sauvage - Agora - 1990 (1ère éd. 1962)
« La pensée sauvage » et non « la pensée des sauvages ». Car ce livre s’écarte de l’ethnologie traditionnelle en prenant pour thème un attribut universel de l’esprit humain : la pensée à l’état sauvage qui est présente dans tout homme – contemporain ou ancien, proche ou lointain – tant qu’elle n’a pas été cultivée et domestiquée à des fins de rendement. Lévi-Strauss aborde donc les mythes, les rites, les croyances et les autres faits de culture comme autant d’êtres « sauvages » comparables à tous ceux que la nature engendre sous d’innombrables formes, animales, végétales et minérales.
• Petitat André (s.d) - Contes : l’universel et le singulier - Payot - 2002
Quelque chose nous parle, au-delà des cultures singulières. Cette puissance d’une parole qui vient du fond des temps est stupéfiante. De nombreux chercheurs, anthropologues, narratologues, psychanalystes, aperçoivent dans les contes du monde entier une voie royale pour atteindre des aspects essentiels de la culture humaine universelle. D’autres au contraire, ethnographes ou historiens, dans une démarche plus circonstanciée, interprètent les récits dans leur contexte culturel. Ce livre, qui réunit les contributions de quelques-uns des plus grands spécialistes du conte, rassemble ces deux tendances complémentaires.
• Uther Hans-Jörg - The types of international folktales. A classification and bibliography, based on the system of Anti Aarne et Stith Thompson - 1973
A partir du XIXe siècle, la collecte systématique a permis de réunir de nombreux contes populaires qui, malgré leur diversité, présentent de grandes ressemblances d’un pays à l’autre, voire d’un continent à l’autre. D’où la notion de contes types définie, au début du XXe siècle, par le Finnois Annti Aarne qui a commencé à les classer. Un Américain, Stith Thompson, a complété son travail. L’ouvrage a été publié sous le titre "The Types of the Folktale" et a connu plusieurs éditions successives (1927, 1961, 1973, etc.). La classification Aarne-Thompson (AT), devenue internationale, s’appuie sur plus de 250 collectes. Elle recense environ 2500 contes types répertoriés en cinq grandes catégories : contes d’animaux, contes merveilleux, farces et anecdotes, contes à formules, contes non classés. Cette classification a été complétée par des catalogues nationaux : la version française, établie par P. Delarue et M. L Ténèze, s’intitule "Le conte populaire français. Catalogue raisonné des versions de France", édité chez Maisonneuve et Larose.
LITTERATURE ORALE
ET ANCRAGES CULTURELS
Bibliographie indicative
Parmi ses champs d’investigation, le CMLO étudie la façon dont la littérature orale s’ancre dans la culture d’un peuple tout en conservant des points universels. Tenter de cerner la notion de culture et aborder les espaces spécifiques que la littérature orale traite constitue une première étape essentielle avant d’envisager plus en profondeur les différentes aires culturelles.
Pour approfondir cette approche comparatiste, nous vous suggérons :
• Akoun André (éd.), Mythes et croyances du monde entier - Lidis-Brepols - 1985
Réalisés avec la contribution de prestigieux chercheurs, très bien structurés, documentés et illustrés, les cinq volumes de cette œuvre incontournable dans notre démarche ont pour titres : Le monde indo-européen - Le monothéisme - Afrique noire, Amérique, Océanie - Les mondes asiatiques - Le monde occidental moderne.
• Belmont Nicole et Lemire Elisabeth (Anthologie établie par) - Sous la cendre. Figures de Cendrillon - Corti coll. Merveilleux N°34 - 2007
Cendrillon est sans doute le conte le plus connu, le plus répandu, le plus aimé. Les récits de Perrault et des frères Grimm, parce qu’ils ont été écrits, imprimés et reproduits largement, ont éclipsé des centaines, peut-être des milliers d’autres, recueillis par les ethnologues et les folkloristes. Ces récits apportent des éléments narratifs inédits. Dans ce recueil, on trouvera une cinquantaine de Cendrillon originaires de cultures différentes, de l’Europe à l’Orient, de l’Afrique aux Amériques, sans oublier la première version passée dans l’écrit : elle est chinoise et date du IX°siècle de notre ère.
• Descola Philippe - Par-delà nature et culture - Gallimard - 2005
Peut-on penser le monde sans distinguer la culture de la nature ? Philippe Descola met ici en évidence quatre façons d’identifier les « existants » et de les regrouper à partir de traits communs qui se répondent d’un continent à l’autre : le totémisme, l’analogisme, l’animisme, le naturalisme.
• Dumézil Georges - Mythe et épopée I, II, III - Gallimard - 1973
Vers la fin du III°millénaire av.J-C, des cavaliers migrateurs, venus peut-être du sud de la Russie, submergèrent par vagues successives la majeure partie du continent européen et poussèrent jusqu’aux confins de l’Inde. A ces conquérants qui parlaient approximativement la même langue, on a attribué par convention le nom d’Indo-Européens. Ils partageaient une vision du monde selon un système articulé autour de trois fonctions : la souveraineté magique et juridique, la force physique et principalement guerrière, la richesse tranquille et féconde. Mythe et Epopée est consacré aux usages littéraires que les principaux peuples indo-européens ont faits de leur commun héritage. Car si la structure des trois fonctions se présente d’abord comme une machine à faire les dieux, elle se révèle aussi être un formidable instrument de fabrication d’histoires : mythes, récits profanes, légendes, épopées, contes où les dieux et les hommes s’en vont par trois.
• Eliade Mircea - Aspects du mythe - Gallimard - 1963
La fonction du mythe est de donner une signification au monde et à l’existence humaine. Grâce au mythe, le monde se laisse saisir en tant que cosmos parfaitement intelligible. Mircea Eliade retrace l’histoire des grands mythes des peuples primitifs jusqu’au monde moderne en passant par les grandes civilisations du passé.
• Frazer James George - Le Rameau d’Or - Robert Lafont - 1983 (1ère éd. 1890)
Dans cet ouvrage monumental, l’auteur compile des mythes et des rites du monde ancien et primitif, explore et décrit des milliers de faits sociaux et religieux tirés aussi bien de la mythologie antique que du folklore européen. C’est en tentant d’interpréter cette masse de comportements que Frazer a fondé, en somme et presque malgré lui, l’anthropologie religieuse et la mythologie comparée.
• Goody Jack - Entre l’oralité et l’écriture - PUF - 1994
Dans la large série d’essais qui composent cet ouvrage, Jack Goody examine en profondeur les relations complexes et souvent déroutantes entre l’oralité et l’écriture. Il considère l’interface entre ces deux modes de communication dans trois contextes principaux : à l’intérieur de sociétés données, entre les cultures et les sociétés qui ont l’écriture et celles qui ne l’ont pas, et dans l’activité langagière de l’individu lui-même. Il analyse en particulier les séquences selon lesquelles les systèmes d’écriture changent dans l’histoire, les effets historiques de l’écriture sur les cultures eurasiennes et l’interaction entre les cultures de l’oralité et les cultures de l’écriture en Afrique occidentale.
• Haddad Leïla et Duprat Guillaume - Mondes, mythes et images de l’univers - Seuil - 2006
Chaque peuple, chaque culture, chaque civilisation a eu sa propre vision de l’univers, ses mots pour le dire et le raconter. C’est une noix de coco aux îles Cook, un cerveau chez les Tukanos d’Amazonie, un œuf en Perse et en Inde, une double pyramide chez les Mayas et les Aztèques. Les Hurons l’ont posé sur le dos de Grande Tortue, les Chimanes l’ont enfermé dans une bouteille… Cet ouvrage offre l’intérêt d’une présentation et d’une représentation des différentes formes de cosmos envisagées selon les cultures.
• Lévi-Strauss Claude - La pensée sauvage - Agora - 1990 (1ère éd. 1962)
« La pensée sauvage » et non « la pensée des sauvages ». Car ce livre s’écarte de l’ethnologie traditionnelle en prenant pour thème un attribut universel de l’esprit humain : la pensée à l’état sauvage qui est présente dans tout homme – contemporain ou ancien, proche ou lointain – tant qu’elle n’a pas été cultivée et domestiquée à des fins de rendement. Lévi-Strauss aborde donc les mythes, les rites, les croyances et les autres faits de culture comme autant d’êtres « sauvages » comparables à tous ceux que la nature engendre sous d’innombrables formes, animales, végétales et minérales.
• Petitat André (s.d) - Contes : l’universel et le singulier - Payot - 2002
Quelque chose nous parle, au-delà des cultures singulières. Cette puissance d’une parole qui vient du fond des temps est stupéfiante. De nombreux chercheurs, anthropologues, narratologues, psychanalystes, aperçoivent dans les contes du monde entier une voie royale pour atteindre des aspects essentiels de la culture humaine universelle. D’autres au contraire, ethnographes ou historiens, dans une démarche plus circonstanciée, interprètent les récits dans leur contexte culturel. Ce livre, qui réunit les contributions de quelques-uns des plus grands spécialistes du conte, rassemble ces deux tendances complémentaires.
• Uther Hans-Jörg - The types of international folktales. A classification and bibliography, based on the system of Anti Aarne et Stith Thompson - 1973
A partir du XIXe siècle, la collecte systématique a permis de réunir de nombreux contes populaires qui, malgré leur diversité, présentent de grandes ressemblances d’un pays à l’autre, voire d’un continent à l’autre. D’où la notion de contes types définie, au début du XXe siècle, par le Finnois Annti Aarne qui a commencé à les classer. Un Américain, Stith Thompson, a complété son travail. L’ouvrage a été publié sous le titre "The Types of the Folktale" et a connu plusieurs éditions successives (1927, 1961, 1973, etc.). La classification Aarne-Thompson (AT), devenue internationale, s’appuie sur plus de 250 collectes. Elle recense environ 2500 contes types répertoriés en cinq grandes catégories : contes d’animaux, contes merveilleux, farces et anecdotes, contes à formules, contes non classés. Cette classification a été complétée par des catalogues nationaux : la version française, établie par P. Delarue et M. L Ténèze, s’intitule "Le conte populaire français. Catalogue raisonné des versions de France", édité chez Maisonneuve et Larose.
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