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BIBLIOGRAPHIE.
Littérature orale 

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Lettonie 


1. LA MYTHOLOGIE LETTONE.

La mythologie lettone peut passer pour être l'expression fidèle du caractère à la fois doux et joyeux du peuple letton. L'excellent historien Otto de Rutemberg fait à ce sujet une observation fort juste : "Si le but suprême de toutes les religions n'était que de procurer le plaisir et de donner la tranquillité à la mort, la croyance des Lettons pourrait rivaliser avec les plus remarquables à ces deux points de vue, des croyances des autres peuples."
La religion ancienne des Lettons était fondée sur le culte de la nature, et sur l'adoration de ses diverses forces; mais cette adoration était d'un caractère assez élevé, et au moment de la conversion de ce peuple au christianisme, il s'était déjà fait des progrès qui avaient élevé le niveau moral du culte primitif.
Les anciens Lettons adoraient des divinités qui représentaient les forces de la nature; aussi on peut les classer suivant divers éléments qui leur étaient soumis, ou dans lesquels ils faisaient leur résidence.
En première ligne viennent les dieux du ciel : Pramsus (lisez Pràamchousse) qui y réside, est le dieu suprême, le créateur du monde; c'est lui qui a créé les autres dieux et les hommes. Dièvs, ou plus spécialement Jupis (Lisez Youpis) est le dieu de la lumière; un autre dieu du ciel, objet d'un grand culte, était Saule (Lisez Sàoulé) le Soleil; il avait sous ses ordres des divinités qui s'appelaient Saules Meitas, les filles du Soleil. Alenesis, la lune, ne venait qu'au second rang.
Parmi les dieux du ciel, le plus respecté et aussi le plus craint était Perkons, qui présidait à la foudre et au tonnerre: la plupart des autels élevés sur les montagnes, sous l'ombrage des chênes séculaires, étaient destinés aux cérémonies de son culte.
Le feu avait aussi des divinités spéciales : Debeskalejs (lisez Débéskaleïs) le forgeron du ciel, était naturellement le fils de Perkons; c'est l'Hephaistos, le vulcain, de la mythologie lettonne. Vasla (cf. Vesta) était la déesse du feu éternel; ses vestales Praurima et Biruta étaient chargées de l'entretenir et de l'empêcher de s'éteindre.
La principale déesse de l'air était Vejà-mate (Lisez Cêja Mâté), la mère du Vent.
Les dieux de l'eau étaient Patrimpus, dieu des fleuves et des sources, Bangputis, qui troublait l'eau et soulevait les vagues, Antrimpus,  dieu de la mer; au dessous d'eux se plaçaient les Naras ou Nymphes, les Laumas, sirènes ou mermaids, et autres génies d'un ordre moins élevés.
Parmi les autres divinités, celles de la Terre sont les plus nombreuses; on peut les diviser en plusieurs groupes; il y a les dieux de la végétation, ceux des jardins, des champs et des forêts; parmi ces derniers Darja est la déesse spéciale de la chasse; des dieux président aussi aux animaux domestiques et aux maladies qui les frappent.
Les dieux domestiques Nameji, Majaskungi, Gauss, sont préposés à la tranquillité des maisons.
A la vie humaine et à ses différentes phases sont aussi attachées des divinités : Milda est la déesse de l'amour; Tikla, celle du mariage, Geda celle de la jeunesse. Cette série féminine se termine par les déesses du sort humain, Dekla, Laima, Karta, dont les servantes sont les Svela Meitas ou filles saintes. Leur occupation est de filer sur des rouets d'argent le fil de la vie humaine; autour de la main de chaque nouveau-né elles en enroulent un; c'est là l'origine des lignes que l'on voit dans les creux de la main, et où chacun peut lire sa destinée.
Sous la terre habitent Pikols, le dieu des enfers, qu'on assimile au démon; sa femme Keta (Lise Tyéta), son serviteur a pour nom Pelvikis.
Nave, la mort, est une déesse maudite; c'est une femme proscrite qui ne cherche que la vengeance.
La Terre elle-même a été adorée sous le nom de Zemes-Mate, Terre mère.
Cette énumération ne comprend pas tous les dieux lettons; il y a encore Jods (Lisez Yods), le dieu de la guerre, Jodu-mate, la mère des Jodi, mauvais esprits des airs; Karaluna, déesse de la nature, Kaunis (lisez Kaounis) dieu de l'amour, fils de Milda. Berstuki, Zemes-dievini sont des nains qui habitent sous terre. Ligajs, le Phoebus-Apollon des Lettons, est encore populaire aujourd'hui. La veille de la Saint Jean, on célèbre dans tout le pays une fête nationale qui n'est autre que celle de Ligajs; on la célèbre avec un grand enthousiasme, et les chants spéciaux en usage en cette circonstance portent le nom de Ligo-dziésmas. Sous son étiquette chrétienne, c'est en réalité une fête païenne, mais quasi-nationale, que les lettons ne verraient pas disparaître sans regret.
Le devoir des dieux lettons est d'entretenir la lumière, d'assurer le lever et le coucher du soleil; ils doivent faire du bien et empêcher le mal. De là vient la lutte de Perkons avec Jods, la Jotu-mate et les Jodi, qui sont les divinités malfaisantes. On peut comparer la Jodu-didisana à la Titanomachie ou Gigantomachie grecque, et l'appeler semblablement jodomachie (lisez Yodomachie).
La lutte de Diév avec Velns est chez les Lettons ce qu'était la lutte d'Ormuzd avec Ahriman chez les Perses. Dans la mythologie lettonne, les dieux de la lumière combattent sans cesse ceux de la nuit, les nobles éléments de la nature sont en lutte avec les éléments grossiers.
Si on compare la mythologie lettone à celle des autres peuples, on trouve qu'elle se rapproche singulièrement de celle des Grecs. Comme les divinités helléniques, celles des Lettons sont créées à l'image de l'homme. Ce sont en réalité des hommes grandis qui ont tous les défauts et toutes les qualités de la race humaine; elles reflètent au fond les idées du peuple qui les a imaginé, et qui leur attribue toujours les vêtements les plus riches et les plus précieux.
Ces dieux avaient naturellement leurs prêtres; les diverses castes qui composaient le collège sacré avaient à leur tête le Krivs, à la fois grand juge et grand pontife; dans les cérémonies religieuses, ses acolytes étaient les Vaideloti et les Sigenoti, préposés à la conservation des annales et des écrits; ils devaient en outre veiller sur les feux sacrés. Le Krivs était toujours nommé à vie par les prêtres, et il résidait à Romove  ou Ramava (cette dernière désignation est plus exacte), le centre du culte letton et la capitale de leurs prêtres.
C'est Dusburg, le chroniqueur d'un ordre prussien, qui fait le premier mention du sanctuaire de Romove.[...]
Cette désignation de Romove ou Ramava a sans doute été dérivée de Rams "tranquille, doux" en letton, qui correspond à RAM "être tranquille" (en Sanscrit); rams "vertueux" en vieux prussien; ramis, "tranquille" roman "doux" en lituanien. L'o de Romove est une simple forme dialectale; il y a encore aujourd'hui plusieurs contrées  où l'a est prononcé comme o? "Ove" est le suffixe de substantifs, surtout ceux qui désignent un nom de lieu. Romove, ou Ramava nous paraît signifier à la fois en letton et en lithuanien, "un lieu tranquille".
Il est assez difficile de déterminer en quel lieu se trouvait ce sanctuaire suprême, détruit depuis plusieurs siècles. On est toutefois à peu près certain aujourd'hui qu'il était situé près de Schippenbeil, sur la rivière Alle (Prusse orientale). Ramava paraît avoir été détruite par Boleslas le Courageux, premier roi chrétien de Pologne, au commencement du XI° siècle.
Les Lettons, les Lituaniens et les anciens Prusi (Lisez Prouczi), membres d'une seule famille qui parlait la même langue, se montrèrent obstinément attachés à leur culte national. Tous les missionnaires envoyés pour les convertir furent tués par eux, et ils les mettaient à mort, de préférence, sur les débris même des chênes sacrés qu'ils venaient de faire abattre. Boieslas se chargea de les venger. Alors commença entre les Lettons et les Polonais une guerre sanglante et longue; les Polonais trouvèrent une résistance acharnée, et les Lettons et les Prusi prirent parfois d'éclatantes revanches de leurs défaites, et firent des incursions furieuses dans le royaume de Pologne.
Ils finirent toutefois par être vaincus et Ramava fut détruite de fond en comble.
Ce n'était pas le seul endroit où le peuple venait faire des sacrifices à ses dieux. Chaque château letton (pils) avait son sanctuaire. A côté des pils kali (montagnes des châteaux) il y avait toujours un Elkus-Klans, montagne des idoles, où se célébraient les cérémonies du culte. Il y a entre Volangen et Libau une montagne célèbre, connue sous le nom de Birutas Kalns, montagne de Birouta, qui était consacrée à la déesse Vasla. Les légendes nous ont conservé le nom de bien d'autres endroits consacrés à diverses divinités; et les noms de beaucoup de lieux nous rappellent encore aujourd'hui des sanctuaires détruits. Ainsi Perkunen près de Libau a été d'après la légende, le bosquet sacré du dieu Perkons. Près de Kandava en Courlande se trouve le village de Ligaciém, dont le radical rappelle le nom du dieu Ligajs.
Les sources les plus abondantes pour l'étude de l'ancienne mythologie lettonne, sont les traditions du peuple; ses légendes, ses contes; ses formulettes de conjuration, ses chansons, ses proverbes, tout ce qui constitue la littérature orale. On n'en a recueilli qu'une partie; mais aujourd'hui, on s'occupe activement sur tous les points de la patrie lettonne, de sauver de l'oubli toutes ces richesses nationales que le peuple a conservé à travers tant de siècles. [...]

Article de Zincièm Wissendorff. In Revue de tradition populaire 1887. n°1.









LÉGENDES 

Lāčplēsis

Le poème épique de Andrejs Pumpurs Lāčplēsis écrit entre 1872-1887 est basé sur les légendes locales et est considéré comme l’épopée nationale lettone. Le poème raconte la vie du héros légendaire Lāčplēsis, choisi par les dieux pour devenir le guide de son peuple. Son nom signifie “le tueur d’ours “, suite à l’exploit de jeunesse du fils adoptif du Seigneur des Lielvārde, qui aurait tué un ours en déchirant ses mâchoires avec ses mains.

  

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