Euroconte

 
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Cinderella
  

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Marie-Cendron ( Auvergne )
Il était une fois, il y a de cela très longtemps, un homme et une femme qui avait une très gente petite fille que nous appellerons Marie. Mais ils étaient tellement heureux que cela n'a pas pu durer. La maman est morte, la petite n'était pas grande. alors le père, croyant bien faire, c'est remarié.
La femme qu'il a prise, les premiers jours, traita Marie comme les siennes, car elle en avait deux aussi. Mais autant Marie était gente, autant elles étaient laides et méchantes et jalouses. De leur soeur, elles firent leur souffre-douleur. Elles lavait tellement de linge et de vaisselle qu'elle avait ramassé ses mains toutes gercée! Et on l'avait surnommée Cendrillon.
Un jour de dimanche, ses soeurs et sa belle-mère décidèrent d'aller à la messe car il devait y avoir un joli sermon. Cendrillon aurait bien voulu y aller aussi, mais sa belle-mère versa pour l'en empêcher un plein carton de pois au milieu de la cuisine, en lui disant qu'il ne fallait pas en laisser un seul. Cendrillon fut bien obligé d'obéir. Elle se mit à ramasser  ses pois mais, plus elle en ramassait, plus il y en avait, car sa belle--mère était un peu fée. Alors elle se mit à pleurer mais sa marraine vint sur le moment, car il faut que je vous dise, on lui avait donnée une fée pour marraine.
Alors, toutes les fois qu'elle devinait sa filleule en chagrin, elle arrivait pour la tirer d'embarras, ce qu'elle fit ce jour aussi, quand elle lui eut demandé la cause des ses pleurs.
-Qu'as-tu Marie, et pourquoi n'as-tu pas été à la messe?
-Oh, ma bonne marraine, j'aurais bien voulu y aller mais, voyer, on m'a versé tous ces pois et il ne faut pas qu'il en reste un seul. Et j'ai beau ramasser, plus il en reste. Je n'en viendrai jamais à bout.
-Ne te fais pas de mauvais sang pour ça. Je vais les ramasser.
Elle se mit à dire :
-Par la vertu de ma baguette, que tous ces pois soient ramassés!
Et tous les pois furent dans le carton. On en aurait pas trouvé un seul par la maison. Et puis elle lui donna un coup de baguette sur les habits, et elle fut changée en une grande dame. Elle avait uune robe qui brillait comme les étoiles et de jolies pantoufles. Une fois que Cendrillon fut prète, elle lui commanda d'aller à la messe, mais il falait qu'elle sorte de l'église avant la fin de l'Evangile. Autrement elle s'en repentirait parce qu'il lui arriverait malheur.
Cendrillon était tellement contente qu'elle promit tout ce que sa marraine voulut. Et lorsqu'elle arriva à l'église, les gens se retrournaient pour la regarder mais personne ne la reconnaissait, ses soeurs comme tout le monde. Elle le vit bien lorsqu'elle alla s'assoir vers elles, mais elle n'oublia pas les recommandations de sa marraine. Quand le curé dit le dernier Evangile, elle partit.
Elle était déshabillée lorsque ses soeurs et sa belle-mère arrivèrent. Et sa belle-mère se mit à lui dire :
-Oh! Cendrillon! Chat de tisons! Tu es toujours à gratter tes cendres. Avec nous il y en avait une jolie!
Mais cendrillon a fait comme si elle ne savait rien.
Elle dit simplement :
-J'aurai bien aimé la voir. Comment était-elle?
Alors, ses soeurs se mirent à lui déclarer comment elle était habillée, et tout. Elle vit combien ses soeurs  étaient bêtes de na pas l'avoir reconnue. Mais elle ne dit rien.
Le diamnche suivant, elle aurait bien voulu repartir mais, cette fois-ci, sa belle-mère lui versa un plein carton de cendres. Il ne fallait pas que ça se connaisse dans la maison. Et voilà notre Cendrillon encore en larme! Mais pas trop quand même;  car elle comptait bien sur sa marraine. Elle savait qu'elle ne l'abandonnerait pas et la ferait bien aller à la messe. Elle n'avait pas encore bbien commencé qu'elle la vit arriver :
-Alors, ma pauvre petite, tu es toujours làà!
-Vous voyez, il faut que je ramasse ces cendres, ett il ne faut pas que cela se connnaisse.
Alors la marraine se mit à dire
-Que par la vertu de ma baguette toutes ces cendres soit ramassées!
Il en fut comme dit. Et puis, lui redonna un coup de baguette. Elle était encore plus jolie que l'autre fois. Elle avait une robe qui brillait comme la lune et des souliers de verre. Mais la fée lui dit de bien sortir comme l'autre fois.
Cendrillon promit tout. Mais, une fois à l'église, elle oublia de sortir à l'heure. Car il faut que jje vous dise que le fils du roi y étaits sympa ! Il avait entendu dire pendant la semaine qu'il y avait une gente qui allait à la messe. Il la voulut voir et se mit dans la tête de l'attraper à la sortie.
Mais, Cendrillon, qui a vu qu'elle avait laissé passer l'heure, s'est mise à courir. elle courait si bien qu'au moment où elle passait devant lui iil a pu à peine l'attraper par un pied et une de ses antoufles lui est restées dans la main.
Lorsque ses soeurs arrivèrent ainsi que sa belle-mère, elles lui dirent :
-Oh! Cendrillon! Chat des tisons! Tu es toujours à gratter tes cendres. Avec nous il y en avait uune jolie!
Et Cendrillon de leur répondre :
-J'aurais bien voulu la voir.
Alors pendant la semaine, le fils du roi a fait passer le tambour qui ferait le tour de toutes les filles pour essayer la pantoufle et il a doit qu'il prendrait la gente en mariage. Vous pensez si toutes les filles avaient envie que leur pied puisse chausser la pantoufle! Et les deux soeurs de Cendrillon qui le voulaient aussi firent cacher Cendrillon, de peur qu'elle puisse la chausser parce qu'elle avait le pied plus petit que les leurs. Et le lendemain, quand  on leur a fait essayer la pantoufle, la plus vielle, il lui fut même impossible de passer les doigts de pied. Alors on fit approcher l'autre, mais elle ne put pas y rentré aussi. Et, comme il s'en manquait pas bien et qu'on avait passé toutes les filles, on lui tailla un peu du talon pour lui fair rentrer. Et pensez si elle était contente, elle allait se marier avec le fils du roi : elle serait reine!
Le jour du mariage, en allant à la mairie, lorqu'ils furent sur la route, ils entendirent chanter un petit oiseau. Il disait :
-Tu prends la laide et tu laisse la gente derriere le bujadin.
(Vous savez bien, ces grands baquets où on fait la lessive.)
Alors le fils du roi, qui n'avais pas bien compris, se mit à dire :
-Arrêtons-nous écoutons ce que dit cet oiseau.
La belle-mère qui savait et qui avait compris dit :
-Ne l'écoutons pas, c'est un bavard. Marchons, que nous serons en retard et le maire ne nous attendra pas!
Parce qu'elle savait bien que si on allait voir derrière le bujardin on trouverait Cendrillon et le fils du roi la prendrait. Cela fit qu'on se remit en marche. Mais l'oiseau qui s'était arrêté un moment se remit à chanter:
-Tu prends la laide et tu laisse la gente derrière le bujardin.
Alors cette fois, le fils du roi qui avait bien fait attention compris. La belle-mère redisait que c'était un bavard, qu'il ne fallait pas l'écouter, il n'y eut rien à faire. Il voulut aller voir derrière le bujardin.
Et en effet, il trouva Cendrillon et vite  on lui essaya la pantouffle qui lui allait comme un gant puisque c'était la sienne!! Alors la marraine revint sur le moment et elle dit :
-Vous m'avez l'air bien ennuyés!
Et bien sûr, pensez donc, Cendrillon qui était chaussée d'une jolie paire de pentoufles- car elle avait pris l'autre dans sa poche -- et avait de vilains habits, n'était pas des plus jolies! Mais sa marraine lui donna un coup de baguette et elle eut une jolie robe qui brilla comme le soleil.
Alors tout le monde reconnut la jolie personne qui allait à la messe et le fils du roi n'était pas faché du changement, je vous l'assure! Il la mena à la mairie, tout de suite puisqu'il devait se marier ce jour-même avec l'une des soeurs. Et, je vous le dis, il y a eu une jolie noce! Tout le monde était iinvité et les bêtes se promenaient avec le couteau sur le dos. En coupait qui voulait ! la noce dura bien huit jours. Et les soeurs de la mariée étaient tellement en chagrin et en colère que ce fut Cendrillon qui avait été choisie, qu'elles en attrapèrent la jjaunisse et elles sont mortes ainsi que la belle-mère. Mais Cendrillon ne pleura pas.

Conté par Alphonsine Dapzol, et recueilli en 1943, par Henri Pourat dans la région d'Ambert. Présenté par Bernadette Bricout dans les cahiers de littérature orale n°25, 1989, consacré aux cendrillons.
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