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 Bibliographie

     Littérature orale auvergnate
  • Contes du vieux-vieux temps / Henri Pourrat - Gallimard- Poche-1970
  • Le trésor des contes T 13 / Henri Pourrat - Gallimard -NRF -1962
  • Le trésor des contes T 11 / Henri Pourrat - Gallimard -NRF -1962
  • Le trésor des contes T 10/ Henri Pourrat - Gallimard -NRF -1959
  • Le trésor des contes T 9 / Henri Pourrat - Gallimard -NRF -1958   
  • Le trésor des contes T 8 / Henri Pourrat - Gallimard -NRF -1957 
  • Le trésor des contes T 5 / Henri Pourrat - Gallimard -NRF -1954
  • Le trésor des contes T2 / Henri Pourrat – Omnibus – 2009
  • Le trésor des contes T1 / Henri Pourrat – Omnibus – 2009
  • Les Brigands: Le trésor des contes / Henri Pourrat - Gallimard - 1978.
  • Le Diable et ses diableries : Le trésor des contes / Henri Pourrat - Gallimard -1977.
  • Au villlage : Le trésor des contes / Henri Pourrat - Gallimard - 1979
  • Les Amours : Le trésor des contes / Henri Pourrat - Gallimard – 1981.
  • Le bestiaire : Le trésor des contes  / Henri Pourrat – Gallimard nrf – 1986.
  • Les fées : Le trésor des contes / Henri Pourrat – Gallimard nrf – 1983.
  • Les fous et les sages : Le trésor des contes / Henri Pourrat – Gallimard nrf – 1986.
  • Contes du fraisier sauvage / Henri Pourrat - Editions Biais. 293 Collection Anémones - 1957
  • Contes et Légendes des provinces françaises - L’ Auvergne  - /Paul Sébillot - Le Grand Livre du  mois -1996.
  • Contes et légendes d’Auvergne /Jacques Levron - Nathan – 1948.
  • Contes et légendes d’Auvergne /Jacques Levron - Nathan – 1948.
  • Nanette Lévesque conteuse et chanteuse du pays des sources de la Loire / Gallimard - Le langage des contes – 2000.
  • Légendes diableries du Puy-de-Dôme / Gilbert Laconche - Ed Verso -1994.
  • Récits des montagnes d’ Auvergne/ Louis Amargier -Tchou -1969
  • Vieux contes de l’Aubrac (Rouergue-Gevaudan-Auvergne ) / Ernest Plagnard - Ed Subervie -1959.
  • Le mythe du châtaigner / Jan dau Melhau - Ed. L’ostal del libre -Coll Bilingue avec CD – 2001.
  • De source sûre et forcement secrète  / Thérèse Canet  - Ed. L’ostal del libre -Coll Bilingue avec 2 CD -1999-
  • Contes et Fariboles du Pays de Saint-Agrève mêlés de quelques gandoise / Marcel Bourrette - Ed. Didier et Richard -Grenoble – 1938.
  • Légendes d’Auvergne / Henri Pourrat -I ntro Bernard Plessy - De Borée éditions – 1994.
  • Guide de Auvergne mystérieuse / Annette Lauras-Pourrat - Les Guides Noirs - Ed. Tchou Princesse - 1976
    

  

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La littérature orale de l'Auvergne

L'Auvergne a une situation géographique qui semble éminemment propre à la conservation de la littérature orale : jusqu'à une époque relativement récente, elle est restée isolée; elle est peuplée d'une race qui, si elle émigre beaucoup, a, comme les Bretons, un esprit de retour très caractérisé, et qui se mélange peu avec les provinces voisines. Si l'on ajoute que les soirées d'hiver, surtout dans la partie montagneuse, réunissent fréquemment les habitants des villages, on conviendra qu'il existe un milieu assez analogue à la Bretagne, et l'on doit s'attendre à trouver des richesses traditionnelles presque aussi considérables.
On y a recueilli en effet des récits légendaires; mais peu de contes proprement dits. Je suis persuadé que cela tient uniquement à ce qu'il ne s'est pas trouvé jusqu'ici un explorateur qui se soit donné la peine de faire une enquête suivie : il me paraît très vraisemblable qu'elle serait très fructueuse.
Je ne puis même en donner une preuve tout à fait convaincante, puisqu'elle résulte d'une expérience personnelle; plus de la moitié des contes de ce volume ont été recueillis à Paris, de la bouche de deux personnes originaires d'Auvergne.
Vers 1883, je rencontrais assez souvent au "Diner Celtique", le docteur Paulin qui est né aux environs de  Royat; un soir, il me dit : "J'ai lu vos Contes de la Haute-Bretagne, et ils m'ont fait souvenir de quelques-uns de ceux que l'on raconte chez nous dans le Puy-de-Dôme.
-Hé Bien! lui-dis-je, il faut les noter - Non, je n'ai pas le temps, et je ne sais comment les écrire; mais je vais vous en dire quelques-uns." Et c'est ainsi que, dans un coin du restaurant d'Alençon, il me raconta, au milieu des conversations, les quatre récits de la série surnaturelle qui figurent dans ce recueil, et plusieurs contes comiques ou légendaires
Quelques années plus tard, je me trouvais chez un homme de lettres de mes amis, qui me dit : "J'ai ici quelqu'un qui dévore vos contes, et qui serait bien aise de vous voir; ils lui ont rappelé les récits du Cantal, son pays  d'origine." Cette personne était Mlle Antoinette Bon, qui remplissait les fonctions de secrétaire chez mon ami. Il me la présenta, et au bout de quelques minutes de conversation, je vis qu'elle était très intelligente, qu'elle aimait les contes, et qu'elle se rappelait fort bien ceux qu'elle avait entendus, dans son enfance, au pays. Le lui fis m'en conter quelques' uns, et elle me dit qu'elle allait y penser, et écrire tous ceux dont elle se souvenait. Quelque temps après, elle me remettait un manuscrit assez volumineux, comprenant des contes, des légendes et des superstitions.
Mlle Bon, qui contait bien, était moins heureuse quand elle écrivait: aussi je ne considérai son cahier que comme une sorte de canevas, et je la priai de me redire à nouveau ses contes; elle s'y prêta de bonne grâce, et je pus constater que son récit était autrement vivant et populaire que sa rédaction, qu'elle n'avait pas sans doute osé faire assez simple. C'est à la suite de ce contrôle que je publiais  les contes qui ont paru sous son nom dans la "Revue des Traditions Populaires, et qui forment la partie la plus considérable et la plus populaire de ce qui jusqu'ici a été recueilli en Auvergne.
Les veillées auvergnates ont paru à Aurillac, à partir de 1887, par fascicules, réunis depuis en deux volumes; commencé par A. Banchard, ce recueil a été constitué par son fils. La lecture en est amusante, et le patois, habilement manié, prête aux récits de toute nature qu'il contient une certaine saveur de terroir. Il mérite de prendre place, à ce point de vue, dans les bibliothèques auvergnates, et peut même être consulté par ceux qui s'occupent des traditions de ce curieux pays, et surtout de son esprit particulier. On y trouve une trentaine de récits dont le fond est populaire; mais une lecture attentive amène à constater qu'un petit nombre peuvent être acceptés comme puisés à la source locale, et encore doit-on faire des réserves sur la broderie, parfois très réussie, que les auteurs y ont ajoutée. Il semble que plusieurs ont été adaptés de divers autres recueils, et n'ont d'auvergnat que le costume. C'est la raison qui m'a conduit à faire peu d'emprunts à ce volume, que je signale comme étant d'une lecture agréable, à ceux auxquels les patois méridionaux sont assez familiers pour goûter cette littérature semi-populaire.
Il se publie à Aurillac depuis 1895 un journal intitulé  Lo Cobreto (La Musette) de l'Escolo oubergnate e del Naut-Miejou, qui paraît mensuellement. En haut de chaque numéro est un frontispice qui représente un Auvergnat en sabots, qui joue de la Musette. Ce recueil contient des proverbes, des devinettes, des formulettes, et quelques contes. Les rédacteurs eurent même l'idée ingénieuse de provoquer un concours de récits légendaires : le prix fut obtenu par un conte de M.H.M. Dommergues, dont nous reproduisons la traduction ; ce même auteur a depuis recueilli plusieurs contes, très populaires de sentiment, souvent de forme.
Pour les  légendes, je les ai, pour la plus grande partie, empruntées à des livres qui n'étaient points écrits par des traditionnistes, et dans lesquels elles se trouvent parfois comme par hasard...
L'Auvergne par Paul Sébillot - Le grand livre du mois (préface)
 Chansons populaires du Velay et du Forez


Traditions populaires chantées
Par Mlle Germaine Brizard Archiviste de la société du Folklore français.
Article paru dans la Revue de Folklore Français Tome 1 N° 3 Mai Juin 1930


Sous ce titre, trente deux volumes de manuscrits ont été donnés à la Bibliothèque de l'Arsenal par M. Victor Smith en 1881. M. V. Smith, né à Saint-Étienne en 1826, mort dans sa propriété de Langogne, dans la Lozère, en 1882, a été juge à Saint-Etienne de 1860 à 1880.
M. Smith était un lettré, collaborateur de la "Revue Celtique, de Mélusine et de Romania" où il avait publié un certain nombre de chansons recueillies par lui auprès des habitants du Forez et du Velay. L'intérêt qu'il portait  aux vieilles coutumes était grand. Scrupuleux et persévérant fut l'énorme travail qu'il entreprit pour réunir toute les manifestations de la vie populaire autour de lui. En plus des chansons, M. Smith a noté les vieux usages, les coutumes relatives à la famille, aux fêtes et aux travaux des champs. Une série de lettres qu'il écrivit à M. Eugène Muller, bibliothécaire à l'Arsenal, et son compatriote, ont été jointes à ses manuscrits et nous renseignent admirablement sur les objectifs et sur la manière de travailler.
La maladie l'empêchant de poursuivre la publication de ses travaux, il écrivait à M. Muller en avril 1881 :
"Je rêvais de faire, par l'ordre que j'y aurais mis, une sorte d'histoire..., des impressions et des sentiments populaires" et il proposait le classement suivant, et ajoutait : "ce n'est pas l'ordre, mais vous voyez l'idée qui eut dirigé l'ordre".
Complaintes de guerre,
Complaintes criminelles,
Chants de danse,
Chants d'amour,
Chants de mariage,
Chants comiques,
Chants didactiques,
Chants attachés aux fêtes,
Chants attachés aux quêtes périodiques.

De 1873 à 1881, M. Smith a fait paraître dans Romania :
Des Noëls;
Des chants de saints et de damnés;
Des chants de pauvres, des passions;
Des chants de rapt;
Des chansons d'amour;
De complaintes, des miracles;
Des chants de guerre.

Plusieurs versions de la Porcheronne, de Germinie, du comte Arnaud. Et sans vouloir tout énumérer, ajoutons un récit de mariage dans le Haut-Forez avec les chansons de noces.
En 1878, il a publié dans Mélusine :
Quelques chants de danse;
Une chanson de labour;
Des formulettes enfantines;
Les manuscrits précités contiennent en outre une quantité considérable de pièces inédites, dont beaucoup d'un grand intérêt. Ses informateurs et ses chanteurs étaient le plus souvent des gens de la campagne. Écoutez-le :
Beaucoup de chansons ont été écrites "par moi, sous la dictée d'une vieille octogénaire, née dans l'Ardèche, mais dont la vie s'est passée tantôt dans la Loire, tantôt dans la Haute-Loire. Il est possible que ces contes fussent primitivement divisés en versets, rythmés d'une certaines façon qui les gravait mieux dans les mémoires. Ma vieille conteuse faisait, par une pause, nettement sentir les divisions, et elle appelait chacune d'elles, des couplets. Ces couplets étaient plus long que des versets, mais ils formaient toujours une sorte de rythme".
Nous savons donc, grâce à M. Smith, comment le peuple vivait et chantait il y a cinquante ans sur les plateaux et dans les vallées qui relient Saint-Étienne au Puy.
Malheureusement, nous n'avons pas la possibilité matérielle de tout publier.
Mais nous essaierons d'extraire de cette mine les morceaux les plus intéressants.
A suivre...

  

 Légendes d'Auvergne.

Les trois mineurs

Au temps jadis, trois mineurs, bons pères et bons chrétiens, travaillaient dans les mines d'antimoine de Massiac (Cantal). Avant de se mettre au travail, ils avaient l'habitude de faire leur prière. Mais un jour ils oublièrent de prier Dieu. A peine eurent-ils commencé leur besogne, qu'un éboulement soudain les ensevelit vivants dans la mine. Ils eurent alors recours à Dieu et lui adressèrent une fervente prière : un génie leur apparut, toucha du doigt leur morceau de pain, versa de l'huile dans leur lampe et disparut.
Le pain et l'huile durèrent sept ans, et ils ne diminuaient point, et le pain était aussi frais qu'au moment où les mineurs étaient descendus dans la mine. Un jour, il se prirent à penser à la terre que le soleil éclairait, et l'un d'eux s'écria :
- Si je revoyais la lumière du jour, je mourrais content.
- Et moi, dit le second, je serais heureux de revoir, ne fût-ce qu'un instant, mes enfants et ma femme, et de me trouver encore à table avec eux.
- Pour moi, dit le troisième, je désirerais revenir sur la terre des vivants et rester à vivre un an au milieu de ma famille.
Au moment où le dernier des mineurs achevait son souhait, la terre amoncelée qui bouchait l'entrée des galeries disparut tout à coup, et les trois compagnons sortirent. Le premier arriva au jour, regarda un instant la campagne, puis expira. Le second alla droit à sa maison et retrouva sa femme et ses enfants; mais il avait tellement changé qu'ils ne le reconnurent pas d'abord; il coupa sa longue barbe, se lava la figure et aussitôt sa femme et ses enfants vinrent l'embrasser. On se mit à table; mais à la dernière bouchée du repas, le mineur mourut.
Quant au troisième, il vécut encore un an avec sa famille, et il expira à la dernière minute de l'année révolue.

Recueilli par Mlle Antoinette Bon.

Cette légende est très souvent racontée en Auvergne. Elle a son parallèle assez exact en Allemagne, sauf que les mineurs allemands oublient le temps, et que les sept années ne paraissent qu'un jour. (Grimm. Veillées allemandes T.1. Les trois mineurs du Kuttemberg). Les miracles des objets qui ne diminuent pas, fréquent dans les contes, est plus nettement indiqué dans le récit auvergnat; le génie qui touche ces objets ne se trouve pas non plus dans la légende allemande. (P.Y)


Source : Revue des traditions populaires 1886 - Tome 1.

  

 Contes du VelayRéduire


L'origine des Puces.

Un jour, le bon Dieu se promenait, avec Saint-Pierre, dans les gorges de la Loire, entre Chamalières et Vorey, ils devisaient tout en se promenant, du ménage du monde et des difficultés de le bien diriger. Tout à coup à un détour de l'eau, Saint-Pierre montra au bon Dieu une femme en haillons, couchée sur le sable, au soleil; elle était  jeune encore, mais ses traits reflétaient l'ennui le plus profond. Le bon Dieu, à qui rien n'est caché, vit bien de suite que cette femme s'ennuyait de son oisiveté. Comme il est souverainement bon, il tira de sa grande poche une poignée de puces qu'il jeta sur le femme en lui disant ces mots : 
-" femme, l'oisiveté est la mère de tous les vices; voilà de quoi t'occuper"
et depuis ce jour les femmes ont des puces lorsqu'elles n'ont rien à faire, elles se divertissent à s'épucer.

Paul Le Blanc. In Mélusine Tome II 1884-1885. p 8.
  

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