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Chaque année, le CMLO organise, en septembre, une rencontre autour d'un thème concernant la littérature orale.

SEPTEMBRE 2020

Du merveilleux à la collecte des mémoires,

la place du récit oral dans le maintien du lien social

 

Des journées de réflexions et d’analyses théoriques alimentées par des moments de pratique artistique et/ou professionnelle ainsi que des échanges avec les acteurs de terrain.

 

            A la lueur des événements mondiaux et de la crise sanitaire que nous sommes en train de vivre, la notion de « vivre ensemble », ciment du lien social, est abondamment utilisée dans les médias et questionnée. Par définition, l’homme est un être social qui ne peut vivre qu’en lien avec autrui. Alors pourquoi employer le verbe « maintenir » dans notre titre ? Cela ne présuppose-t-il pas que ce lien serait à conserver, à cultiver ? Qu’il serait fragile et menacerait de s’effondrer ?

 

            Par ailleurs, la mondialisation nous fait revisiter le lien social en fonction d’une échelle ; de la famille en passant par l’école, le village, la grande ville jusqu’aux continents. De plus, notre monde bouge, il a toujours bougé, mais la différence c’est qu’aujourd’hui, les rencontres entre cultures se réalisent de plus en plus vite. Comment la littérature orale peut-elle donner du sens dans ces rencontres interculturelles ?

 

            Les récits issus de la tradition orale qui tendent à dire le groupe et la permanence de l’humain sont des histoires qui tentent, dans des formes symboliques, de nous raconter notre adaptation à l’environnement et au groupe social. D’ailleurs la culture et la diversité ne sont-elles pas au cœur même du lien social et des récits oraux transmis ?

 

            Considérant que la littérature orale et plus précisément que le conte est un « objet-lien[1] », nous nous attacherons, lors de ces rencontres, à définir ce concept et à établir la place que tient le récit oral dans la construction et la constance du lien social ?

 

Dans le cadre de ces rencontres certaines questions resteront au cœur de nos réflexions :

Dans quelle mesure la littérature orale est-elle un outil pour rencontrer la réalité de l’autre ?

Comment les praticiens utilisent le conte pour fabriquer du lien social ? Quels récits sont les plus adaptés ? Est-ce qu’il y a un récit pour chaque problématique rencontrée ?

Avec quel public le conteur cherche-t-il à maintenir un lien ?

Et bien d’autres questions encore que les nombreux invités et participants de ce moment d’échange apporteront avec eux !

Mardi 22 septembre 2020

ANNULEE

18h  Balade contée Parc de la Tour vieille

 

 


En ouverture de ces Rencontres, une balade contée au coeur d’Alès

 

Contes au fil de l’eau

Par Ludivine Hénocq, conteuse

 

Norbert est passeur. C’est lui qui, dans sa barque bleue, est chargé d’amener les villageois d’une rive à l’autre. Le jour où un pont est construit pour relier les deux parties du village, c’est le coeur de Norbert qui se brise. Qu’à cela ne tienne : à défaut d’être passeur d’eau, il sera passeur de rêves. Et voilà que la barque bleue devient coquille à histoires... et à musique! Au clapotis de l'eau se mêleront contes, chants et accordéon, pour un tour du monde immobile.

 

A partir de 7 ans, participants limités à 30 personnes.

Tarif : 9 €/tarif réduit : 2 € : demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, adhérents CMLO

Gratuit pour les moins de 12 ans

Au parc de la Tour Vieille, chemin de tour vieille, 30100 Alès (lieu en attente de confirmation)

 

Mercredi 23 septembre 2020  

 

12h00-18h Les conteurs envahissent la ville et ses quartiers

 

 


Les conteurs envahissent la ville d’Alès ainsi que ses quartiers et offrent des contes à ceux qui prendront le temps de partager ce bel instant !

 

En partenariat avec les associations et institutions locales, la Cantine Solidaire de Rochebelle, la médiathèque Alphonse Daudet, Voyages culturels, avec la participation entre autres des artistes, Catherine Caillaud, Guy Chambrier, Kamel Guennoun, Mâya Heuse-Defay, Martine Jaegly, Solène Rasera

 

12h00 : la Cantine Solidaire de Rochebelle, en présence de l’Association Voyages Culturels

 

16h00 : la Médiathèque Alphonse Daudet 

 

 

Gratuit

 

 

Mercredi 23 septembre 2020

 

9h30-17h Journée professionnelle : la littérature orale comme outil de médiation dans les secteurs social et médico-social

 

 


Le CMLO s’adresse à tous les professionnels qui se servent de la Littérature orale et à tous les acteurs de terrain qui souhaitent réfléchir ensemble sur la mise en pratique professionnelle des contes.

 

 

            Aujourd'hui de nombreuses institutions de régulations sociales ont besoin d'outils de réflexions sur le monde, d'outils pour créer du lien là où il a été rompu très tôt, d'outils pour redonner du sens et ré enchanter le monde. Il s'agira de démontrer lors de cette journée que le conte ainsi que d'autres genres de la littérature orale (mythes, contes, épopées, légendes...), s'ils sont utilisés de façon juste, peuvent devenir très efficaces dans les secteurs social et médico-social.

 

Objectifs

• Connaitre les genres de la littérature orale afin de pouvoir les utiliser dans vos pratiques professionnelles

• Découvrir les expériences d'artistes et de praticiens utilisant le conte comme "objet-lien" dans des ateliers auprès de différents publics de ces secteurs

 

            Le CMLO s’adresse à tous les professionnels de la littérature orale et à tous les acteurs de terrain qui souhaitent réfléchir ensemble sur la mise en pratique professionnelle des contes et des récits de vie dans les institutions du secteur médico-social.

 

9h30 : Accueil des participants et présentation de la journée

 

Marc Aubaret, ethnologue spécialiste de la littérature orale et fondateur du CMLO nous aidera tout au long de la journée avec un encadrement théorique et sa riche expérience professionnelle de la littérature orale dans de multiples contextes.

 

9h45 : Regard anthropologique sur les grandes étapes de l’application des récits de littérature orale dans le champs du médico-social

 

De tout temps et dans la plupart des communautés humaines les récits de la littérature orale se sont invités dans les régulations  de conflits, dans la construction des règles et surtout dans la transmission du sens commun nécessaire à toute vie sociale. Au cours de cette intervention, Marc Aubaret se propose de faire le point sur les utilisations de la littérature orale dans certaines communautés et de projeter ces remarques sur de possibles applications dans des contextes contemporains.

 

Marc Aubaret, ethnologue spécialiste de la littérature orale et fondateur du CMLO

 

11h15 : Raconter, c’est grandir à ses propres yeux, témoignage d’une expérience auprès de quatre femmes et quatre hommes autistes

 

L’aventure a duré quatorze ans. Elle s’est achevée il y a trois ans. En m’aidant de ce recul, j’essaierai de cerner ce qui a été la quintessence de ce parcours artistique – parcours de vie aussi bien sûr - autour de la parole. Je continuerai à me questionner : Qui soigne l’autre ? Comment le conte, le récit, le souvenir, les rêves peuvent devenir matière à création artistique et permettent ainsi à ceux qui s’en emparent de trouver leur place dans la société ?

 

Marc Buléon, après avoir été créateur de décors animés, professeur de piano, musicien pour le « Grand ensemble de tubas des Pays de la Loire » et écrivain d’œuvres théâtrales et musicales, a rencontré le conte il y a plus de 20 ans. Egalement formateur, il anime depuis plus de 12 ans, des ateliers de la parole auprès d’adultes autistes. De cette expérience sont nés deux solos, entre conte et réalisme, sur ce handicap.

 

14h30 : Le conte en institutions    

                                                        

Guy Chambrier, éducateur, puis formateur en travail social, revient sur son expérience de conteur auprès de publics différents. Par le biais d'anecdotes, il abordera la double question des éducateurs qui souhaitent s'exercer à l'art de conter et celle des conteurs qui voudraient s'introduire dans les établissements pour développer un atelier ou des soirées contes.

+ Exercice pratique

 

Guy Chambrier, formateur en travail social, conteur, il a d’abord été moniteur éducateur auprès d’enfants placés puis éducateur spécialisé. Il fut pendant 15 ans formateur pour les travailleurs sociaux à l’IFME de Nîmes (30).

 

 

16h15 : Echanges et clôture de la journée

 

Nous ferons un point sur les échanges qui ont enrichi cette rencontre. La mise en commun des expériences sera la conclusion de cette journée et l’ouverture vers de nouvelles perspectives.

 

 

En raison de la crise sanitaire que nous traversons le nombre de participants est limité à 20 personnes / Réservation obligatoire

 

Participants limités à 20 personnes

Tarif : 40 €

 

Pour tout renseignement, veuillez prendre contact avec le CMLO.

Au CMLO, Espace André Chamson, 2blv Louis Blanc, 30100 Alès

 

Samedi 26 septembre 2020

 

9h30                  conférence : « Tentative de définition du lien social »

 

 


Jean-Bernard Paturet, Professeur des universités, il enseigne la philosophie à l’université Paul-Valéry Montpellier 3

et Guy Chambrier, Président du CMLO, conteur et Formateur retraité de l’Institut de formation aux métiers éducatifs (IFME) de Nîmes introduiront cette journée.

 

Qu’est-ce que le lien social ? C’est la question posée à Jean-Bernard Paturet. Cette introduction des Rencontres jettera un regard sur l’homme comme « à éduquer » et sur le discours des Grecs Anciens qui posaient la question du bon fonctionnement de la cité. Jean-Bernard Paturet proposera la notion de « grand récit » comme objet manquant dans nos sociétés actuelles, comme point de butée nécessaire. « Il ne suffit pas de produire de la chair humaine, encore faut-il l’instituer ». Mais comment les héros des contes parviennent-ils à s’instituer, comme ayant eux aussi droits et devoirs, en cherchant eux aussi une vie meilleure ? Le concept de transmission n’est-il pas au nouage du lien social et de la littérature orale ?

 

 

11h                    conférence : « La compétence en littérature orale comme atout dans la relation sociale »

 

 


Marc Aubaret, ethnologue, spécialiste de Littérature orale et fondateur du CMLO

 

Les récits issus de la littérature orale sont tous des « outils efficaces » pour retisser une conscience de la valeur du vivre ensemble. Mais leur simple lecture, même si elle est de qualité, ne suffit pas à donner toute son efficacité à ce répertoire. Au cours de cette intervention, je propose de faire un point sur les approches nécessaires à la pleine efficacité de ces narrations et surtout d’éclairer l’analyse de certains contextes dans lesquels elles sont souvent les bien venues.

 

 

14h30                         conférence : « J’ai envie de vous raconter une histoire aussi vraie que vraie, celle de Céleste au pays des contes de Sophie »

 

 


Denise Liotard, Réseau de soutien et de soin palliatif du bassin alésien, Psychologue, Unité Mobile de Soins Palliatifs - CH Alès-Cévennes, Auteure de « Dessin et Psychomotricité chez la Personne Agée », Masson 1990, co-auteur de « l’Abrégé de Psychomotricité », Masson 1993 ; « Psychomotricité : entre Théorie et Pratique », In Press 2000 ; « Interventions en Psychomotricité », SZH-CSPS, 2008.

                      

L'épreuve de la maladie et les hospitalisations qui s'en suivent même si, à ce jour, les séjours sont écourtés avec la tarification à l'activité, interrompent le cours de nos vies et donc leurs récits. C'est ainsi que l'hôpital, monde aussi des soignants par excellence, regorge de récits de pathologies et d'anamnèses, auxquels les malades ne peuvent être réduits, mais qui opèrent comme moyens défensifs pour approcher et côtoyer le pire.

 

Dans ce lieu d'enfermement que peut représenter l'hôpital, où le réel fait effraction, il est  important de soutenir la vie psychique, avec l'ouverture au rêve, à l'imaginaire, au symbolique, comme à la parole, au sens, au verbe, au merveilleux afin que la vie mérite d'être vécue jusqu'au bout.

 

C'est alors que le conte, au même titre que d'autres médiations, apparaît très intéressant :

Une Histoire, aussi vraie que vraie introduira le propos de la conférencière et permettra de voir comment :

- le conte enchante ou ré-enchante la vie et réintroduit chacun dans un récit

- ce qu'il mobilise de si universel et profond en nous, au point d'en faire un allié, y compris dans les situations les plus extrêmes.

 

15h30                         Conférence : « Le conte, un outil de rencontre »

 

 


Françoise Diep, conteuse professionnelle depuis 1990. Elle anime des formations au conte pour différents organismes. Elle a publié des albums (Lirabelles, Didier Jeunesse, Flies France) et un recueil de contes collectés au Burkina Faso avec François Moïse Bamba.

 

A travers plusieurs exemples tirés de son expérience de conteuse et de directrice artistique d'un festival de contes, la conteuse Françoise Diep évoquera le rôle du conte et d'autres formes de paroles codées favorisant la rencontre entre des gens d'âge et d'origines différentes.

 

 

16h00                         Table ronde : « De la collecte à la régénérescence du lien social »

 

 


Via deux collectes de témoignages de personnes vivant dans la rue, nous analyserons les liens qui ont pu être noués et qui sont au cœur de deux créations artistiques.

 

Avec la participation de Mâya Heuse-Defay, auteure et interprète au sein duo Epilexique, une performance textuelle et musicale. Auteure également d’un mémoire d’ethnologie autour du monde rural cévenol, elle a réalisé un film documentaire « De l’autre côté de la rue » autour des déambulations de 3 sans domicile fixe.

 

De l’autre côté de la rue

 

La rue désigne l’ensemble urbain comprenant les habitants de la ville : le peuple.

Tout se trouve dans la rue. Lieu des mélanges et des rencontres, espace du regard, espace public ouvert et gratuit.

Entre les touristes, attaché caisse, étudiants, éboueurs, passants pressés ou promeneurs, les voitures, chiens ou képi, le monde déambule sur le trottoir des villes. La mondialisation a laissé sur le carreau une partie des citoyens étiquetés sous l’appellation des « sans » : sans travail, sans domicile, apatrides, sans voix, clochard, vagabond, invisible, marginaux, précaire...

A travers une collecte de mémoires réalisées sur plusieurs années dans l’espace public, nous explorerons comment certains investissant la rue, créent des territoires de vie, de survie, inventent des rituels, du quotidien, des codes, une forme de mythologie personnelle… Comment un prénom, un surnom, un savoir-faire, des souvenirs réels ou imaginaires créent du merveilleux, du lien social et produisent des éléments de cultures.

 

Et la participation d’Eric Castanet (auteur un peu bourru, un peu raide mais avec une sensibilité à fleur de peau, tout pour faire des rencontres), d’Eric Derien (conteur, vagabond rêveur ayant déserté les marches des palais pour se former à l'école de la rue, ses mots cherchent un horizon partagé pour tous les indigènes, ceux des déserts, des jungles et ceux du pavé), et de Maurice Tardieu (conteur, genre humain, type masculin né en 1957 selon certain après J-C).

 

Invisibles, se faire la voix des sans voix, un spectacle au service du lien social, un témoignage, un voyage au bout de la rue : collecte et partage des paroles sans domicile fixe.

 

20h                           Spectacle : « Dans l’ombre de l’ombre se cache la merveille, Récits des humbles qui changent le monde »

 

 

 


Par Catherine Caillaud, conte et Fred Vilain, oud et guitare

 

Quand dans l'intimité de la nuit, un homme et une étrangère s'offrent amour, bonté et sincérité. Quand on change de regard pour voir ce qui n'a jamais été vu... Quand aux confins de la haine et de la mort, on bascule dans l'amour, la vie et la paix... Quand la résistance est patience... 

 

Catherine Caillaud vous entraîne à la rencontre d'héroïnes sublimes et pourtant cachées dans l'ombre de l'Histoire, dans l'ombre des contes. 

Fred Vilain au son de l'oud et de la guitare crée un voyage musical. Leur complicité dans la vie et sur scène résonne avec le récit.

Spectacle seul

A partir de 11 ans

Tarif : 9 €/tarif réduit : 2 € : demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, adhérents CMLO

Gratuit pour les moins de 16 ans

Pôle Culturel et Scientifique de Rochebelle, 155 rue du Faubourg de Rochebelle, 30100 Alès

 

 

Dimanche 27 septembre 2020

 

9h30                           conférence : « La littérature orale comme art du lien en situation d’éducation et d’interculturalité »

 


Mathilde de Lapeyre se forme alors à l’art du conte en 2008 : une révélation ! Elle quitte alors son métier de professeure des écoles et l’Education Nationale pour devenir conteuse professionnelle. En 2012, elle rencontre Suzy Platiel et convaincue par l’utilité du conte oral comme chemin d’éducation, elle met en place en écoles primaires les méthodes enseignées par cette ethnolinguiste. Depuis elle a réalisé une quarantaine de projets dans des écoles très diversifiées et elle accompagne aussi parfois ceux qui veulent se lancer dans cette aventure.

 

La littérature orale, de par son mode de communication directe et sa diversité de récits structurants et structurés, permet de toucher tous les élèves quelles que soient leurs origines socioculturelles et leur niveau scolaire. Les contes entendus dans le plaisir activent l'imaginaire des enfants et ils leur donnent envie de raconter à leur tour. Stimulée par cette envie et structurée par leur souvenir du récit, ils construisent alors un discours logique et personnel. En plus de leur donner confiance en eux, cette parole leur donne les bases de la réussite scolaire et elle permet au lien interculturel de se tisser. Animant régulièrement le projet « Ecouter et dire des contes » de la maternelle au CM2, Mathilde de Lapeyre a pu ainsi constater combien le conte est un art du lien : du plaisir partagé, au respect de chacun. 

 

 

10h15                         Table ronde : « Les bénéfices de la pratique de la littérature orale en éducation spécialisée »

 


En partant des expériences professionnelles de ces 4 praticiennes du conte nous réfléchirons avec ceux qui se servent de la littérature orale dans des établissements scolaires.

 

Avec Catherine Caillaud (enseignante en SEGPA et conteuse), Magali Dupuis (enseignante en SEGPA et responsable du service éducatif du CMLO), Françoise Goigoux (conteuse et ancienne professeure des écoles) et Chrystel Ferrand (éducatrice spécialisée en Institut Médico Educatif et conteuse)

 

11h30                                   Conférence à deux voix : « Ethnographies du processus de construction narrative de l’Autre »

 

 


Nina Bacchini, doctorante en Anthropologie en cotutelle internationale entre l’Université Lumière Lyon 2 et l’università degli Studi di Genova. Sa recherche doctorale se structure autour de questions articulant migrations transnationales, frontières et espaces urbains, avec un terrain de recherche participante à la frontière franco-italienne.

Léa Ruelle Wargnier, doctorante en anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2. Travaillant sur les « enjeux d’interactions entre médecins-militaire et patients-militaires ayant développé une capacité opérationnelle d’origine psychologique ». Réalise ses immersions en observation participantes au sein d’un groupe d’infanterie français et en service hospitalier psychiatrique.

 

Cette communication à deux voix partant de deux travaux de terrain (l’un aux côté des migrants tentant une traversée vers la France, l’autre avec les militaires de l’opération sentinelle surveillant cette dernière) sur la frontière franco-italienne se propose de donner à penser le rôle du récit dans l’existence temporaire. Ces récits inscrits dans un environnement questionnent les enjeux de la rencontre accidentelle probable avec l’altérité. Il y sera construit un regard sur les rencontres risquées de deux groupes opposés sur un même espace faisant émerger des mécanismes similaires d’actualisation de l’identité par le récit. 

 

 

14h30                                                Conférence (en visio) : « Contes de transmission orale et lien social »           

 

 


Anna Angelopoulos, Psychanalyste et docteur en Anthropologie sociale (EHESS), elle dirige depuis plusieurs années le Catalogue du conte grec, publié en 5 volumes en grec et, en abrégé, en anglais, dans la collection FFC (Folklore Fellows Communications) de l’Académie d’Helsinki. Elle est auteur de plusieurs recueils en grec de contes de tradition orale annotés (Paramythokores, Hestia, 1991) ainsi que d’articles sur la littérature orale. Elle a publié aux Editions José Corti les Contes judéo-espagnols des Balkans de Cynthia Crews (2009) et les Contes de la nuit grecque (2013), un corpus inédit de contes oraux provenant d’archives et de collectes privées. En tant que psychanalyste, elle est membre de la Fédération des Ateliers de Psychanalyse depuis 2003 et dirige un séminaire, intitulé « Conte et Psychanalyse », en collaboration avec Sylvette Gendre-Dusuzeau.

 

 

 

À la différence des mythes, dont les héros et héroïnes étaient bien réels pour les sociétés anciennes, les contes populaires sont des récits de fiction, ancrés dans un espace-temps imaginaire. Quels liens et rapports de croyance entretenons- nous néanmoins avec eux ? À l’heure du règne de l’écran, notre relation aux images générées par ces récits a-t-il changé ? Dans cette présentation, Anna Angelopoulos abordera les mécanismes du conte, « théâtre de l’impensable qui divertit, ment et console », et qui, aujourd’hui encore, semble conserver par-delà les ans un lien social irréductible, dans ses rapports avec l’enfant, le rêve et le soin psychique.

Aujourd’hui, après quatre décennies de renouveau du conte, il contient toujours pour son public un message imprévisible, énigmatique, qu’il nous faut déchiffrer par-delà le temps. Tissé de mots et d’images, le conte de transmission orale est en mesure de faire du manque un élan créateur et, par la force de l’imaginaire dont il est porteur, de soigner et vivifier la vie psychique figée. Le conte n’a pas fini de nous étonner.

 

 

 

15h30                         Conclusion des rencontres

 

 

 


16h30                                 Spectacle : « contes savoureux du pourtour méditerranéen  saupoudrés de chants kabyles à déguster en famille »

 

 


Par le conteur Kamel Guennoun, né à Royan d’une mère charentaise et d’un père kabyle. En 1987, il découvre le festival Paroles d’Alès et commence son initiation aux arts du récit auprès de conteurs et de conteuses. Il replonge alors dans ses racines kabyles qu’il croise avec sa culture charentaise, pour suivre à son tour les chemins qui font les grands conteurs ;

 

et la chanteuse/percussionniste Nadia Ammour, née à Yakouren (Algérie) en 1971 qui chante depuis son jeune âge. Des  estrades de son école primaire en Algérie au Cabaret Sauvage en France. Elle se passionne pour le collectage des chants kabyles anciens depuis qu’elle a quitté l’Algérie. En 2009 à Paris, elle fonde avec ses sœurs Naima et Samia AMMOUR  Tighri Uzar,  un trio qui interprète des chants kabyles anciens  transmis par leur défunte mère ainsi que des aînées de leurs  village natal. Au cours de ses diverses formations artistiques, elle prend part à plusieurs festivals permanents ou éphémères en France ou à l’étranger entres autres : Italie, Belgique, Algérie.

 

SEPTEMBRE 2019
Rencontres de septembre 2019


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