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TEXTE 1

I

Conte merveilleux … qui concerne un (homme) à qui sa femme, en mourant, laissa un fils encore jeune. Afin d’en prendre soin, son père ne se remaria pas. Des années passèrent et la mort l’atteignit : il dit alors à son fils :

•       Fils, tu n’as personne de proche, personne : ne te fie en rien à des amis : fais comme moi, tu réussiras.

•       Bien, dit le fils.

L’homme mourut : on l’enterra. Restait son fils.

Un jour, des amis de son père vinrent l’appeler : Hé ! Un tel !

•       Oui ?...

•       Ouvre-nous : nous sommes des amis de ton père

•       Mon père, répondit-il, n’a pas laissé d’amis.

•       Allons, allons, contrôle-toi : nous sommes de vieux amis de ton père : nous le connaissions…

Pour finir, il leur ouvrit la porte :

•       Soyez les bienvenus, dit-il.

Il les introduisit dans la chambre d’amis, fit tuer un mouton, les reçut grandement, à la semoule de blé. Pendant qu’on préparait le repas, l’un des invités dit :

•       Jouons aux cartes en attendant le souper.

•       Volontiers, dirent-ils.

lls jouèrent, jouèrent, lui prirent un de ses champs ; ils continuèrent, lui prirent un deuxième champ ; après, ils gagnèrent la maison ; à la fin, ils lui prirent sa femme.

Ils s’arrêtèrent de jouer et prirent le repas du soir. Puis, ils s’en allèrent, emmenant la femme avec eux. Le lendemain, le jeune homme, à peine levé, gagna une colline où il trouva un pan de roche : il s’assit et se mit à pleurer. Au bout d’un moment, voici qu’apparut le Roi des Génies :

•       (Pauvre) créature, j’ai entendu des pleurs : me voici : que veux-tu ?

•       Bon Seigneur, répondit-il, j’ai, hélas ! fait hier ce que personne ne fait : j’ai joué ma femme aux cartes !

•       Ta femme te reviendra, dit le Roi des Génies : je vais te donner un papier, mais jure-moi que tu reviendras me voir.

Il lui donna une carte :

•       Retourne, dit-il, jouer avec eux : tu retrouveras tous tes biens et même ta femme.

•       Bien, dit-il.

Il alla appeler ceux qui lui avaient pris sa femme :

•       Je veux jouer encore avec vous, dit-il : venez finir.

•       Que veux-tu que nous te prenions maintenant ? Tes champs, ta maison, tu les as perdus et tu as même joué ta femme.

•       Eh bien, dit-il, je deviendrai votre domestique.

•       Alors, allons-y, dirent-ils.

Ils se mirent à jouer : au bout d’un certain temps, il leur avait repris un champ ; un peu plus tard, un deuxième champ ; puis, sa maison et, enfin, sa femme.

Il la ramena chez lui. En arrivant, il lui dit :

•       Par Dieu, il faut que je retourne chez le Roi des Génies qui m’a donné ce papier pour te reprendre et reprendre tous mes biens.

•       N’en fais rien, lui dit sa femme.

Il ne l’écouta pas ;

II

Le lendemain, il retourna au rocher et s’assit. Bientôt les filles du Rois des Génies sortirent, sous la forme de colombes : elles allaient au bain.

La plus jeune demanda :

•       Qui es-tu, toi, là ?

•       J’attends le Roi des Génies pour lui parler.

•       Va-t’en, l’ami : s’il sort, il te dévorera : ce n’est pas la peine de rester ici.

•       J’ai juré de revenir.

•       Alors, dit-elle, prends-moi deux plumes et mets-les sur ton cœur. Quand il viendra, il te dira : Procure-moi un œuf du septième ciel ; réponds-lui : C’est entendu. Tu presseras mes plumes et tu auras tout ce que tu veux.

Le Roi des Génies arriva :

•       Trouve-moi, commanda-t-il, un œuf du septième ciel.

•       Parfait, répondit le jeune homme.

Il pressa sur les plumes (sous ses habits) et un œuf se trouva devant lui.

•       Tu vas, dit le Roi des Génies, épouser une de mes filles. Je vais les mettre dans un puits : tu étendras la main : celle qui te la prendra, tire-la.

Il étendit le bras : ce fut la plus jeune qui lui prit la main. Il la tire au-dehors. Mais le Roi des Génies se rétracta :

•       Non, dit-il, je ne te donne pas la plus jeune : recommence.

Il étendit le bras une fois encore : la plus jeune lui saisit la main :

•       Cette fois, cela suffit, dit le Roi des Génies : je te la donne.

Mais il dit à sa femme :

•       D’avoir donné ma fille à cet homme ne me plaît pas. Ce soir, prépare leur lit tout près du puits ; place l’homme près de l’ouverture du puits ; ta fille, mets-la à l’opposé.

La femme prépare le lit. Quand la jeune fille arriva, elle dit à son mari :

•       Attends, que je refasse ce lit.

Elle retira la natte et les couvertures :

•       Tu vois, dit-elle, la fourberie de mon père : il voulait te faire tomber dans le puits.

Elle refit le lit et ils dormirent jusqu’au matin. Le jeune homme se rendit au lieu de la réunion. Le Roi des Génies y alla aussi et l’y trouva : surpris de la chose, il revint dire à sa femme :

•       Tu n’avais donc pas fait leur lit au bord du puits ?

•       Mais si, par Dieu ! c’est juste au bord du puits que je l’avais fait.

•       Recommence aujourd’hui, je serai là.

•       C’est bon, dit-elle.

La femme fit le lit comme la première fois : la place de l’homme était tout près de l’ouverture ; celle de sa fille, à l’opposé.

Quand les jeunes gens vinrent se coucher, la jeune femme dit à son mari :

•       Homme, mon père veut ta mort : viens, partons d’ici.

•       Nous ferons comme tu voudras, répondit-il.

Elle refit le lit. Elle alla chercher la bague magique de son père ; puis, elle alla prendre la jument (qui filait comme) l’éclair ; (il y en avait une autre qui courait comme le vent). Ils montèrent sur la jument et partirent. Quand le Roi des Génies s’éveilla, il constata leur disparition. Il envoya ses ouvriers, montés sur le Vent.

Ils allaient si bien qu’ils faillirent rattraper (les fugitifs). Mais la jeune fille se transforma en mosquée ; le jeune homme, en étudiant de théologie ; la jument, en natte (de prière). Les ouvriers arrivèrent et interrogèrent l’étudiant :

•       Etudiant, n’as-tu pas vu passer un homme et une femme sur une jument ?

•       Oui, répondit l’autre : on a annoncé la prière du soir, mais celle de la nuit, pas encore.

Les ouvriers rentrèrent dire au roi :

•       Seigneur, nous avons cherché, cherché (tant que nous avons pu) : nous avons vu un étudiant dans une mosquée : il nous a dit : on a appelé à la prière du soir, mais à celle de la nuit, pas encore.

•       C’est eux, misère de vous autres ! dit le roi : allez, retournez et ramenez-les-moi.

Ils repartirent et marchèrent longtemps. Les jeunes gens les virent arriver. La jeune fille se métamorphose en vigne grimpante ; son mari, en paysan ; la jument fut changée en chienne. Les ouvriers arrivèrent :

•       Salut, dirent-ils, au paysan : n’as-tu pas vu un homme et une femme montés sur une jument ?

•       Pour ce qui est des pastèques, répondit-il, elles sont mûres ; les melons, pas encore.

Ils rentrèrent faire leur rapport :

•       Cette fois, dit le Roi des Génies, c’est moi qui irais : vous n’êtes pas capables de les reconnaître.

Sur le champ, ils partirent, Roi des génies et ouvriers ensemble. Ils marchèrent, marchèrent et ils allaient rejoindre les fugitifs quand la jeune fille ayant reconnu son père, ils se jetèrent dans la mer. La jeune fille fit tourner sa bague en disant : Je veux qu’un chemin s’ouvre ici pour nous.

•       Ma fille, tu m’as trompé, lui cria son père.

•       Père, répondit-elle, je suis marié : tu aurais dû t’attendre à ce qui est arrivé.

Ils avancèrent dans la mer. Le Roi des Génies rentra chez lui.

III

Ils arrivèrent dans un lieu désert. La jeune femme fit faire un tour à la baguette magique, en disant : Seigneur, je voudrais que cet endroit soit habité. Aussitôt, l’endroit se trouva plein de maisons habitées. Ils devinrent roi et reine de ces gens. Ils étaient heureux. Le jeune homme se souvint, un jour, de sa première épouse. Il dit à la fille du Roi des Génies :

•       Femme, il y a une chose que je ne t’ai pas dite : j’ai une femme et des enfants : je vais aller les voir.

•       C’est bien, dit-elle, va la chercher : elle vivra avec moi, mais tu ne la considèreras pas comme ta femme.

•       Bien, dit-il et il accepta.

Puis elle lui fit une recommandation :

•       Prends garde, lui dit-elle, qu’on ne te donne un baiser (au-dessus de) l’œil droit quand vous vous direz bonjour, tes proches et toi.

•       C’est entendu, dit-il.

Il partit. Il arriva chez lui, y trouva sa femme, son fils et sa sœur. Sa sœur lui sauta au cou et lui donna un baiser au-dessus de l’œil droit : à l’instant il perdit le souvenir de la fille du Roi des Génies. Un an passa avant que la mémoire ne lui revienne :

•       Allons, femme, dit-il partons d’ici, car j’ai une femme à tel endroit.

•       Bien, dit-elle.

Ils partirent donc. Ils arrivèrent chez la fille du Roi des Génies qui fit bon accueil à l’autre femme et à son fils : elle les fit loger dans son château et leur fit servir une excellente nourriture. Quant à son mari, elle le fit mettre en prison et il y resta jusqu’à ce qu’il fût à la dernière extrémité.

Un jour le gardien de la prison dit à la reine :

•       Madame, votre mari est près de mourir : que devons-nous faire ?

•       Fais-le sortir, dit-elle ; qu’on me l’amène.

Elle lui fit donner à manger et le soigna jusqu’à ce qu’il se fût remis :

•       C’est moi, lui dit-elle, qui t’ai fait mettre en prison, parce que tu ne m’avais pas écoutée. Si je n’avais pas pitié de toi, je t’y laisserai mourir. Mais, c’est assez : tu (y) as passé le temps prévu. Tu redeviens roi, comme avant.

Pour finir, ils furent heureux, tous les deux et l’autre femme qui avait un garçon. Ils gouvernaient le pays, dans la paix et la prospérité.

TEXTE 2

Histoire de l’homme et de ses enfants

Un homme épousa une femme et, par la grâce de Dieu, elle lui donna un garçon et une fille. [Puis], par la volonté de Dieu, la mère de ces enfants mourut. Le temps passa et l’homme décida d’épouser une autre femme. Quel était le métier de cet homme ? Il était un bûcheron. Il avait l’habitude d’attraper quatre perdrix qu’ils se partageaient, une chacun. Le temps passa ; puis, cette femme dit [à son mari] : ‘Va perdre ces enfants afin que nous puissions avoir deux [perdrix] chacun !’

L’homme s’en alla, accompagné des enfants vers un endroit isolé pour les y perdre. Le garçon et son père marchaient devant. La fille marchait à l’arrière et, partout où ils passaient, elle jetait des fèves et du son. Ils marchaient jusqu’à atteindre la forêt. Leur père leur dit : ‘Dormez ici ; quand j’aurai fini de couper le bois je passerai vous prendre.’ Ils dormirent jusqu’au lever du jour et ne trouvèrent point leur père. Ils suivirent le chemin. La fille à qui Dieu a donné de l’intelligence, avait balisé le chemin grâce aux fèves et au son. Ils marchaient en suivant le son et les fèves jusqu’à retrouver leur maison. Ils entrèrent et attendirent dans la mangeoire. Vint l’heure de dîner, leurs parents se mirent à table. Après avoir mangé ils se partagèrent les perdrix. Le père des enfants s’écria : ‘Voici la tienne, ô Fadma, ma fille ! Voici la tienne, ô Mohammed, mon fils !’ Les enfants bondirent et s’écrièrent : ‘Nous voici, papa !’ La femme se leva et le frappa avec la louche et lui dit : ‘En vérité, tu n’as fait que te moquer de moi ! Tu ne les a point perdus !’

Ils dormirent ; au matin, elle lui dit : ‘Tu vas encore une fois les perdre !’ Il les emmena. La fille et son père marchaient devant et le garçon derrière. Partout où elle passait la fille jetait des dattes. Le garçon les ramassait. Quand ils atteignirent la forêt, leur père leur dit : ‘Dormez ici ; lorsque j’aurai fini  de ramasser du bois, je passerai vous prendre.’ Il suspendit à leur intention une courge à un arbre. Le vent soufflait sur la courge. Eux, ils n’avaient pas vu [faire leur père]. Ils dormirent. Lorsqu’ils se réveillèrent ils entendirent [le bruit] du vent heurtant la courge. Ils pensèrent que c’était leur père qui coupait du bois et la nuit vint. La fille fit lever le garçon. Elle lui dit : ‘Debout, voici la nuit !’ Il se leva et lui tendit des dattes qu’il avait ramassées en chemin. Il lui dit : ‘Tiens, des dattes !’ Elle lui répondit : ‘Tu nous as joués, ô malheureux ! Nous sommes perdus. Moi je marquais le chemin avec des dattes et toi tu les ramassais !’

Ils s’assirent, se demandant ce qu’ils allaient faire. Petit à petit, voici qu’ils aperçurent une lueur devant eux. La fille dit à son frère : ‘Reste là, je vais voir ce que c’est ce feu.’ Elle se dirigea vers lui et trouva une ogresse occupée à rouler du couscous. Elle inventa une ruse et lui chipa du couscous. Elle l’apporta à son frère et ils le mangèrent. Elle fit ainsi une seconde fois. Son frère lui dit : ‘Par Dieu, ma sœur, je t’accompagnerai !’ Elle lui répondit : ‘Ô mon frère, tu veux à nouveau nous mettre dans l’embarras.’ Il lui dit : ‘Non point !’ Elle se leva, il se joignit à elle et ils arrivèrent à la grotte de l’ogresse. A peine la fille avança-t-elle la main pour voler du couscous que l’ogresse, pensant que c’étaient des poules, voulut les chasser en disant ‘Kercc ! Burecc ! ô enfants du péché !’ Le garçon se mit à rire. Elle sauta sur eux et leur dit : C’est Dieu qui vous envoie, vous serez mes enfants !’

Elle les fit entrer dans une grotte at pourvut à leur entretien. Elle leur disait, afin de voir s’ils étaient gras, semaine après semaine : ‘Donnez-moi votre bras afin de voir si vous grossissez.’ La fille avait quelques aiguilles. Elle en prit une, en donna une à son frère et ils les tendirent à l’ogresse qui les toucha. Croyant qu’il s’agissait de leurs bras elle leur dit : ‘Vous êtes encore maigres !’ Ainsi, ainsi, jusqu’à un certain jour où le garçon perdit son aiguille. Il tendit son doigt à l’ogresse qui leur dit : ‘ça va, vous voici gras !’ Elle se leva, fit chauffer le four (à pain) voulant les y jeter afin qu’ils y cuisent. Elle leur dit : ‘Lève-toi Fadma, ma fille, regarde s’il est chaud.’ Celle-ci lui répondit : ‘Ô ma tante, en ce qui me concerne ma mère ne m’a enseigné que le métier à tisser et le filage de la laine. Elle ne m’a pas appris à m’occuper d’un fourneau !’ Elle reprit alors : ‘Lève-toi et regarde, toi, Muhammed mon fils !’ Il lui répondit : ‘Moi, je ne regarderai pas. Mon père ne m’a appris que ma planche (d’école coranique) et la pioche !’ Elle leur dit alors : ‘Regardez-moi, je vais voir.’ A peine regarda-t-elle qu’ils la poussèrent et versèrent sur elle de l’huile jusqu’à ce qu’elle brûlât.

Puis, rassemblant tout ce qui leur plaisait dans la grotte de l’ogresse, ils partirent, changeant de pays. Ils rencontrèrent alors un serpent dont les moutons innombrables sortaient [paître]. Ils lui demandèrent [de les recevoir en] hôtes de Dieu. Il leur répondit : ‘J’accepte !’ Ils lui dirent alors : ‘Jure-nous au nom de la protection de Dieu que tu ne nous nuiras point.’ Il leur répondit : ‘Je vous jure par le son de Dieu que je ne vous nuirai point.’ Ils lui dirent : ‘C’est le |mot] son que tu as prononcé, et non la protection.’ Je jure par l’eau de Dieu que je ne vous nuirai point.’ Ils lui dirent : ‘C’est de l’eau que tu parles.’ Enfin, il leur jura au nom de la protection de Dieu que rien ne les touchera sans qu’il en soit lui-même touché. Ils entrèrent chez lui. Le garçon devint berger et, peu de temps après, le serpent épousa la fille. Le temps passa et voici qu’elle accoucha d’un garçon. Peu à peu l’enfant grandit, apprit à parler. Il entendit sa mère dire au serpent : ‘Maintenant, il faut trouver un prétexte pour tuer mon frère et nous vivrons moi, toi et notre fils.’ Il lui dit : ‘Comment faire ?’ Elle lui répondit : ‘Tu iras te cacher dans l’outre à lait. Quand il reviendra du pâturage, il aura soif. Je lui dirai ‘Va vers l’outre, verse un peu de petit lait pour étancher ta soif.’ A ce moment-là où il viendra pour verser le petit lait, pique-le.’

Le petit garçon a entendu ce qu’ils ont convenu. Il courut vers son oncle maternel et lui dit : ‘Ô mon oncle, si ma mère te dit ‘Va verser du petit lait’, tu me diras : ‘Lève-toi, neveu, verse-moi un peu de petit lait, je suis fatigué’, car ils ont mis mon père dans l’outre pour qu’il te pique !’

Quand le berger entra, sa sœur lui dit : ‘Va verser un peu de petit lait pour étancher ta soif ;’ Il dit alors : ‘Ô neveu, verse-moi un peu de petit lait car je suis fatigué !’ Sa sœur lui dit : ‘Comment pourra-t-il atteindre l’outre ! Il est petit.’ Le petit garçon lui dit alors : ‘Je peux le faire, je vais prendre le pilon, je monte dessus et lui sers du petit lait.’

Il fit ainsi, dressa le pilon et monta dessus. A peine ouvrit-il l’entrée de l’outre qu’il y trouva le serpent. Il lui dit : ‘Ô papa, tu veux renier ta protection ; Dieu te la retirera !’ Il versa le petit lait et l’apporta à son oncle.

La femme dit à nouveau à son mari : ‘Tu vas te cacher au milieu des dattes. Quand il viendra prendre des dattes, tu le piqueras aux doigts.’ Le petit garçon partit chez son oncle et lui dit : ‘Ô, mon oncle, si elle te dit ‘Va prendre des dattes’, tu me diras : ‘Ô neveu, apporte-les moi car je suis en train d’arranger mes souliers !’ Quand sa sœur lui dit : ‘Va prendre des dattes’, il répondit : ‘Ô neveu, apporte m’en !’ Le petit garçon partit lui en chercher. Il trouva son père caché au milieu du tas [de dattes]. Il lui dit : Ô père, tu veux détruire ta promesse de protection, Dieu la détruira en toi.’ Il apporta à son oncle les dattes. Celui-ci partit au pâturage.

    

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